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Biocoop : pour une pêche responsable

Biocoop : pour une pêche responsable

À partir du 22/08/2019

Pas d’autres façons d’utiliser les ressources naturelles qu’en adoptant la résilience, c’est-à-dire en minimisant l’impact sur l’écosystème au regard des connaissances actuelles. Et sur l’état de la mer en général, elles sont alarmantes. D’où la façon dont Biocoop choisit ses Produits de la mer. Précisions de Franck Bardet, responsable des filières animales.

 

Pas d’autres façons d’utiliser les ressources naturelles qu’en adoptant la résilience, c’est-à-dire en minimisant l’impact sur l’écosystème au regard des connaissances actuelles. Et sur l’état de la mer en général, elles sont alarmantes. D’où la façon dont Biocoop choisit ses Produits de la mer. Précisions de Franck Bardet, responsable des filières animales.

 

Assiette saumon
 

  

Franck Bardet NB

Franck Bardet,

 
Responsable des filières animales

chez Biocoop

Quelle est la politique de Biocoop sur les produits de la mer ?

Nous prônons la diversité alimentaire dans laquelle les produits de la mer ont donc leur place. Mais nous avons toujours la préoccupation de préserver la biodiversité. Aussi, lorsqu’une ressource n’est plus suffisante à l’état sauvage ou si ses conditions de pêche ne sont pas satisfaisantes, nous optons pour l’élevage. Dans ce cas, il est forcément certifié bio. Dans les rayons Surgelés, le poisson c’est jusqu’à 15 références. Et dans les magasins avec un étal poissonnerie, c’est tous les mois 19 à 32 espèces disponibles et conformes à nos critères.

 

Comment préservez-vous la ressource halieutique ?

Pour les poissons pêchés en mer ou en rivière, nous avons établi des critères exigeants il y a 20 ans. Nous les faisons évoluer selon les informations des experts, scientifiques, ONG, acteurs de la pêche… Ils sont validés dans des commissions internes par des représentants de Biocoop, magasins, salariés… Ils prennent en compte notamment l’espèce, le stock, le type de pêcherie, ses engins ou les saisons.

 

Et pour les conserves ?

Mêmes critères. Cela concerne essentiellement le maquereau, la sardine ou le thon. Il faut savoir être réactifs sur certaines espèces. Ainsi, nous sommes très vigilants sur la sardine parce qu’elle ne se trouve plus dans les mêmes zones du golfe de Gascogne, son taux de gras évolue, conséquence probable du dérèglement climatique. Quant au thon, la surpêche entraîne une raréfaction de certaines espèces dans plusieurs océans. Depuis un an, les cours ont tendance à augmenter et le poisson à se raréfier dans les offres à certains moments de l’année. Notamment, quand il s’agit de pêche sélective comme la canne que nous privilégions. Pour diminuer la forte pression sur le thon albacore dans certaines régions du globe pêché avec des méthodes dommageables pour d’autres espèces que lui, nous nous réorientons sur le listao.
Les ONG telles Bloom, Greenpeace à l’expertise pointue ont permis de mettre en évidence certaines dérives. Comme la pêche électrique en mer du Nord que nous refusons. En suivant ces dossiers, nous avons pu affiner notre approvisionnement et garantir encore mieux que le seul produit susceptible de provenir de ce type de pêche chez nous, le carrelet et la sole, n’était pas concerné ! De même, pour un renouvellement naturel des espèces, les poissons doivent grandir et se reproduire en paix. D’où notre attention aux gabarits, aux saisons de pêche.

 

Parce qu’il y a aussi une saisonnalité de la pêche selon Biocoop ?

Oui, ce sont les périodes de reproduction. Elles varient selon les espèces et les zones géographiques. La physiologie, le métabolisme du poisson varient aussi avec la température par exemple, et de fait, son intérêt gustatif. C’est assez complexe. Le calendrier de saisonnalité que nous suivons est consultable sur notre site !

 

Les + Biocoop

Refus

- poissons de grands fonds, surexploités, fragilisés
- chalut, drague, dispositifs de concentration du poisson, pêche électrique : dispositifs de pêche non respectueux des ressources et milieux marins

 
Offre

- poissons de l’aquaculture ou de la conchyliculture respectant les cahiers des charges de l’agriculture biologique pour les espèces en recul à l’état sauvage (saumon, bar, etc.).
- espèces sauvages non menacées issues d’une pêche rigoureusement contrôlée : zones, techniques, qualité des pêcheries…
- produits de la mer transformés, en conserve ou surgelés : mêmes exigences

 
Retrouvez les coulisses de Biocoop dans le n° 106 de CULTURE(S)BIO, le magazine de Biocoop, distribué gratuitement dans les magasins du réseau, dans la limite des stocks disponibles, ou à télécharger sur le site de Biocoop.

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